Comment fixer ses tarifs quand tu es accompagnante périnatale

Comment fixer ses tarifs d' accompagnante périnatale

Ce que tu trouveras dans cet article de blog

Si tu es en train de fixer tarifs accompagnante périnatale et que tu as l’impression de tourner en rond, c’est rarement parce que tu manques de compétences, et c’est presque toujours parce que tu essaies de choisir un chiffre sans cadre clair

Que tu proposes des ateliers, des prestations à domicile ou un accompagnement périnatal plus complet, parfois proche du rôle de doula, le sujet reste le même : trouver un tarif juste en euros, qui respecte ton temps, la présence que tu offres, et les besoins des parents et des familles, tout en permettant à ton activité d’exister dans la vraie vie

Le piège, c’est de faire au feeling, parce qu’un jour tu te dis “je mets un petit prix pour que ça passe”, et le lendemain tu te dis “je mets un prix correct”, puis tu paniques comme si tu venais d’annoncer un billet pour la Lune

Ici, on va faire l’inverse : on va poser un cadre simple, concret, et surtout tenable, parce qu’un tarif qui te vide n’est pas un tarif accessible, c’est un tarif qui t’emmène doucement vers l’épuisement

1. Le vrai problème derrière “je ne sais pas combien faire payer”

Quand tu dis “je ne sais pas combien faire payer”, souvent ça veut dire que tu as peur d’être jugée, que tu as peur qu’on te dise non, ou que tu as peur de ne pas être légitime, et oui, c’est normal

Sauf que tu ne fixes pas un tarif pour te faire aimer, tu fixes un tarif pour que ton activité existe, pour que ton cadre tienne, et pour que ta vie ne soit pas une suite de semaines où tu donnes tout en espérant que ça suffise

Ce que tu te racontes

  • “Les parents ont déjà tellement de dépenses, donc je dois baisser”
  • “Les autres font moins cher, donc je dois m’aligner”
  • “Je débute, donc je ne peux pas faire payer correctement”
  • “Je veux aider, pas vendre, donc je ne dois pas parler d’euros”

Sauf que tu peux aider et vendre en même temps, parce que sinon tu fais du bénévolat déguisé, et même avec la meilleure intention du monde, ça ne tient pas longtemps

Les questions à te poser (vraiment)

  • Qu’est-ce qui te touche dans la périnatalité ? Le post-partum ? La naissance ? Les premières années de vie ? L’accompagnement émotionnel ? La transmission de savoirs pratiques ?
  • Quelle est ta vision du soutien aux familles ? Tu veux être dans l’écoute pure, dans la transmission d’outils, dans l’animation de groupes ?
  • Qu’est-ce que tu ne veux surtout pas faire ? (Oui, savoir ce que tu ne veux PAS est aussi important que savoir ce que tu veux)
  • Quel équilibre de vie tu vises ? Activité principale ou complément ? Présentiel ou en ligne ? Soirées et week-ends ou créneaux en journée ?

Le risque caché des “petits prix”

Un petit prix ne fait pas automatiquement plus de clientes, et il n’attire pas forcément les bonnes personnes non plus

Souvent, il attire surtout des comparaisons au centime, des demandes floues, des annulations faciles et des attentes énormes, et toi tu te retrouves avec beaucoup d’énergie dépensée, peu d’argent, et zéro envie de recommencer

2. Ce que ton tarif doit couvrir (sinon tu vas bosser à perte)

Ton tarif ne doit pas payer uniquement la séance, il doit payer ton activité entière, parce que ton accompagnement n’est pas “une heure”, c’est une relation, c’est un cadre, et c’est un métier de soutien autour de la grossesse, de la naissance, de l’accouchement et du post-partum, donc ça a une valeur, et si tu hésites encore entre formats, va lire aussi mon article sur atelier collectif ou accompagnement individuel en périnatalité

Tes charges visibles et invisibles

Tu penses facilement à ton matériel, à ta salle et à ton assurance, et c’est déjà très bien, mais n’oublie pas non plus ton téléphone, tes logiciels, ta compta, tes formations, tes déplacements, ta communication, et tes impôts ou cotisations, parce que si tu ne les intègres pas, ton tarif devient une illusion

Ton temps réel (pas ton temps “en séance”)

Que ce soit une rencontre au cabinet, une consultation en visio, un atelier de groupe ou une séance à domicile, ton temps réel ne s’arrête jamais au moment où tu dis bonjour

Entre la préparation, l’installation, les messages avant et après, puis le suivi, la facturation et l’administratif, une séance d’une heure peut facilement représenter bien plus, et c’est pour ça que tu ne peux pas facturer comme si tu étais un minuteur de micro-ondes

Ton énergie et ta récupération

Ton métier, c’est du lien, de l’écoute, du corps, et une attention pleine, et selon tes prestations ça peut aussi inclure du soin non médical comme du massage bien-être, des rituels type rebozo, du portage, des échanges autour de l’allaitement, du sommeil et de la parentalité, donc ta posture et ta responsabilité font partie du prix

Et comme ce n’est pas un travail neutre, tu as besoin de marge, de respiration et de temps off, parce qu’un tarif rentable, c’est aussi ce qui te permet de durer

Comment fixer ses tarifs d' accompagnante périnatale

3. Ce que le marché (et ta zone) changent vraiment

Avant de sortir la calculette, il faut comprendre une chose : ton tarif, c’est l’équilibre entre ce que toi tu dois gagner pour tenir, et ce que le marché est prêt à payer pour la transformation que tu apportes

Demande, offre, concurrence : le trio qui te donne un repère

Regarder le marché ne veut pas dire te comparer pour te juger, ça veut dire te donner un repère concret

Tu peux te demander si les parents dans ta zone cherchent ce type d’accompagnement, s’il y a déjà beaucoup d’offres similaires, et si les gens achètent plutôt des séances individuelles, des packs ou des ateliers, parce que plus la demande est forte et l’offre structurée, plus tu peux assumer un tarif aligné

Et même si la demande est faible, la solution n’est pas de te brader, mais plutôt de clarifier ton offre et ton message, pour que les bonnes personnes comprennent vite ce que tu proposes et pourquoi c’est utile

Ville, campagne, pouvoir d’achat : comment ajuster sans te brader

Oui, selon ton lieu, le contexte économique n’est pas le même, mais attention au piège de la phrase “dans mon coin, on ne paiera jamais ça”, parce que c’est souvent une croyance plus qu’un fait

Ce que tu peux faire à la place, c’est ajuster le format plutôt que baisser ta valeur

  • proposer deux formats, l’un plus accessible et l’autre plus premium
  • travailler en pack pour lisser le paiement
  • animer des ateliers de groupe pour baisser le prix par personne, tout en restant rentable

Comparer aux autres pros : utile, mais pas comme tu crois

Comparer tes tarifs à d’autres professionnelles peut t’aider à vérifier que tu n’es pas hors sol, que ce soit avec d’autres accompagnantes périnatales, des doulas, des pros du massage ou des personnes qui proposent des services autour du bébé et de la mère

Mais ne compare pas juste un chiffre, et compare plutôt la durée réelle et le suivi, le niveau d’expertise, les supports inclus et la transformation promise, parce que deux prestations au même prix peuvent être deux mondes différents

4. La méthode simple pour calculer un tarif plancher

Si tu veux arrêter de faire au doigt mouillé, je te propose une méthode simple, pas parfaite, mais franchement efficace, parce qu’elle te donne un plancher, c’est-à-dire ton minimum vital

Étape 1 : ton revenu cible

Pose-toi une question simple, mais honnête : combien tu veux gagner par mois, pas pour survivre, mais pour vivre

Étape 2 : tes charges

Additionne tes charges mensuelles, même si tu n’as qu’une estimation, parce que c’est mieux qu’un zéro dans ta tête

La location d’un local, ton assurance, un logiciel de reservation en ligne, CANVA pro,

Il faudra aussi prendre en compte les charges URSAFF qui representent25% environ de on CA (soit 1/4) 

Étape 3 : ton nombre d’heures facturables

C’est là que beaucoup se plantent, parce qu’on s’imagine facturer 35 heures par semaine, alors qu’il faut aussi communiquer, préparer, gérer et respirer. 

On partira donc sur un total de 15H/semaine, soit 60H/mois

 

Une fois que tu as ton revenu cible, tes charges et ton nombre d’heures facturables, tu divises, et tu obtiens ton taux plancher, c’est-à-dire le chiffre en dessous duquel tu subventionnes ton propre business

Exemple concret  : objectif 1500 € net, 100 € de charges, URSSAF 25 %, 60 h/mois

  1. Ton objectif net : 1500 €

  2. Tes charges fixes mensuelles : + 100 € → il te faut donc 1600 € avant URSSAF

  3. URSSAF (25 %) : si 25 % de ton chiffre part en cotisations, il te reste 75 % →

CA à viser = 1600 / 0,75 = 2133,33 € / mois

  1. Heures facturables : 60 h / mois →

taux horaire plancher = 2133,33 / 60 = 35,56 € / h

👉 Donc en-dessous de 36 € / h, tu ne tiens pas ton objectif (dans cet exemple).

C’est ensuite à toi de voir, si tu veux facturer à l’heure en consultation individuel, ou en collectif.(Je t’invite à lire l’article : atelier collectif ou accompagnement individuel pour t’aider à aboutir tes calculs

5. Comment transformer un prix en “oui” sans te justifier

Fixer ton tarif, c’est une étape, mais l’assumer, c’est le vrai sport, et ça passe surtout par la façon dont tu présentes tes prestations

Ton positionnement fait la moitié du travail

Si tu te présentes comme “je propose un petit atelier sympa”, ton prix semblera toujours trop cher, alors que si tu te présentes comme “je t’aide à obtenir un résultat concret”, ton prix devient cohérent

Présenter ton offre par la transformation, pas par les minutes

Au lieu de vendre du temps, vends la transformation, en expliquant ce que la personne comprend, ce qu’elle sait faire après, et ce que ça change dans son quotidien, parce que ton prix ne vend pas une durée, il vend un avant et un après

Au lieu de dire “c’est 1h30”

Dis plutôt

“Pendant cette séance, tu repars avec un plan clair et des gestes concrets, parce que je t’aide à comprendre ce qui se joue pour toi et ton bébé, et je te montre quoi faire au quotidien pour que tu te sentes plus confiante et plus sereine”

Gérer les objections sans te ratatiner

Quand on te dit “c’est cher”, tu peux rester calme et claire, et répondre quelque chose comme

“Je comprends, c’est un budget, et ce que je te propose c’est

[1 phrase sur le bénéfice principal]

[1 phrase sur ce qui est inclus]

et tu repars avec

[1 phrase sur le résultat]”

eo.

FAQ – Questions fréquentes

C’est quoi une accompagnante périnatale, concrètement ?

C’est une professionnelle qui propose des services de soutien autour de la période périnatale, donc autour de la grossesse, de la naissance et du post-partum, et selon ton statut et ta formation ça peut être des ateliers, de l’information, de la présence et des rencontres, parfois à domicile, mais le point commun reste le même : tu aides les parents à traverser un moment unique avec plus de confiance

Je propose du domicile, je dois faire payer plus cher ?

Souvent oui, parce que ton temps n’est pas le même, et parce qu’il y a le trajet, l’organisation et une disponibilité mentale différente, donc l’idée n’est pas de faire plus cher pour faire plus cher, mais d’être cohérente avec tes conditions de travail

Est-ce que je dois regarder les prix des autres ?

Oui pour comprendre le marché, mais pas pour te copier, parce que ton tarif dépend de ton cadre, de ton expérience, de ton offre et de ton positionnement, et si tu copies sans calculer, tu peux copier un prix non rentable

Est-ce que je peux proposer un prix “découverte” ?

Oui, si c’est une stratégie et pas une punition, parce qu’un prix découverte doit avoir une durée limitée, un objectif clair, et te conduire vers une offre plus complète, je t’invite à lire cet article 

Et si j’ai peur de ne pas avoir de clientes si j’augmente ?

La peur est normale, mais un tarif trop bas ne garantit pas des clientes, et il garantit surtout que tu te fatigues, donc l’idée c’est de monter progressivement, de renforcer ton message, de clarifier ta promesse, et de faire de la place pour les bonnes clientes

Je débute, je fais forcément moins cher ?

Tu peux ajuster, mais ne brade pas, parce que débuter ne veut pas dire travailler gratuitement, et tu as déjà du temps, de la présence, une posture et une responsabilité dans l’accompagnement

Comment je sais si mon tarif est bon ?

Un bon tarif couvre tes charges, te laisse une marge, te permet de te projeter, et attire des clientes alignées, et si tu finis la semaine épuisée et frustrée, ce n’est pas un bon tarif, c’est un signal

Ce qu’il faut retenir

Fixer tes tarifs d’accompagnante périnatale, ce n’est pas un test de popularité, c’est un cadre, et un tarif rentable te permet de durer, de soutenir sans t’épuiser, et d’assumer ton expertise

Donc si tu veux arrêter de bricoler ton activité à l’instinct, commence par calculer ton plancher, clarifie ta transformation, et fixe un prix qui respecte ta vie

Et si tu veux aller plus loin ?

Si tu es déjà formée (ou en cours de formation) et que tu veux maintenant structurer ton activité pour remplir tes ateliers, je t’invite à découvrir Booste tes ateliers.

C’est un programme de 6 semaines, en petit groupe, où on travaille ensemble :

  • Ton positionnement clair
  • Ton offre simple et vendable
  • Ta communication locale + Instagram
  • Ton organisation au quotidien

Avec du concret, des supports prêts à l’emploi, et surtout : du soutien.

👉 Réserve ton audit gratuit pour qu’on fasse le point sur ton projet et qu’on vérifie ensemble si c’est le bon moment pour toi.

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